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Memes: la décharge émotionnelle des milléniaux

Dans les temps où notre quotidien est infesté par les écrans, où nous tâtonnons impassiblement nos smartphones pour une moitié de journée, les émotions commencent à se digitaliser progressivement. Dépassant les écarts de notre étroite réalité pour s’étaler sur les fils de la toile. Les memes et les shitposts parmi les formes de sentiments numérisés, se cubent sur nos feeds qui se métamorphosent incessamment en des mécanismes d’extériorisation. Le besoin de reformuler un ressenti, un vécu représente l’une des caractéristiques de la nature humaine, et c’est avec la progression de l’internet que ce besoin même reconnait une tournure intéressante.
Les memes et les shitposts sont une sorte d’image légendé/citation qui tendent à récréer un moment/sentiment.
Notre face indolente, aurait probablement trahi, au cours d’une exploration frénétique de nos smartphone, un sourire face à ce genre de post.
Nous sommes dans un temps, où nos échanges réels se rétrécissent, où l’internet devient la plateforme où germent nos mécanismes d’adaptation. Nous sommes dans un temps où le sentiment collectif est valorisé, où nos excentricités ne sont plus pointées par le doigt tant qu’elles sont estompées par la lumière de nos écrans.
La modernisation de la société implique de nouvelles contraintes voir des enjeux psychologiques majeurs. Nous sommes aujourd’hui, milléniaux, contraints à répondre à un idéal transcrit au moyen âge. Une recherche désespérée d’une stabilité mythique.
Dans l’évolution tragique de notre société ; Nous portons plus de fardeaux qu’auparavant ou du moins, nous ne pouvons se taire d’avantage. De ce fait, se pullulent les émotions négatifs qui présentent la sève des memes et des shitposts. Dans la caricature de nos tiraillements quotidiens, l’articulation humoristique de nos désagréments, s’avère une forme d’adaptation effective.
Le stigma qui contourne nos sentiments négatifs ou le besoin d’en parler se rétrécit dans le contexte des memes qui devient un outil libre de décharge émotionnelle.

Au cours de l’histoire, le but ultime de l’artiste est de remanier des sentiments et des pensées en un tableau, livre, film… etc  Une réinvention de la réalité en teintant de sa propre perspective.

La problématique ici se pose : Est-ce que les memes sont une forme d’art propre aux milléniaux ?
Les memes sont malléable à nos états d’âme. Elle retranscrit la nature humaine d’une façon crue et humoristique d’où sa popularisation parmi les jeunes internautes qui la prêchent en tant que moyen d’expression où le stigma autour de la santé mentale se clamse.
Est-ce qu’un suicidaire peut s’acquitter de ses pensées intrusives en les assemblant en memes et shitposts ? Dans l’absence d’un soutien mentale concret, est ce que les memes et les shitposts sont une manière d’afficher ce que nous avons tendance à voiler ? Comment ce concept authentique se massifie aujourd’hui parmi les jeunes pour  affronter les formes traditionnelles d’art ?
Dans l’âge où l’humain se devance en matière de communication, les memes et les shitposts s connaissent leur gloire transfigurant les normes de l’humour élargissant de ce fait les champs de la comédie. meme

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Monologue

Monologue: masturbation sentimentale

                                                                                     Blue bucket of gold-Sufjan Stevens

Une fois passé minuit, je ne faisais que chatouiller l’écran de  mon téléphone. Incroyable besoin de numériser ses sentiments et d’y trouver  de nouveaux formats.
Une fois passé minuit, je tentais vainement de déterrer les fossiles de ce que j’étais. Je refaisais le bilan des symptômes du détachement irrésolu de moi même et je me décidais tranquillement que je n’étais qu’une cause perdue.
Une fois passé minuit, je me disais que je n’avais pas écrit depuis longtemps et que le moment se prévalait une éjaculation émotionnelle digne.
Une fois passé minuit, j’empilais assez de mots mornes et prévisibles sur un écran pour me désolidariser de moi-même et de mes passions. Assez de mots pour me dire qu’il ne me restait que des vestiges de Fatma et que je devais faire avec. Assez de mots.
Une fois passé minuit, j’avais écrit assez de mots pour réévaluer mon choix de l’anaphore et pour mettre en question ma capacité de rédiger  plus d’une moitié de page. Comment peut-on se référer la qualité d’écrivain ? Remise en question suivante. Est ce la capacité de commercer des mots justes, suffisants, bien choisis ? Est ce l’aptitude de diluer quelques pensées et de se défaire de soucis empruntés? Est ce que .. Comment .. Pourquoi..
Un ami m’avait dit qu’on ne pouvait se considérer penseur qu’en écrivant. Écrire ou comment penser manuellement. Aujourd’hui, j’avais écrit assez de mots pour déterminer que l’on ne pouvait s’acclamer penseur qu’en se remettant en question. De pouvoir se demander “mais qu’est que tu cogites ?” De retracer les labyrinthes de soi et d’y ressortir en une seule pièce. Aujourd’hui je ne pouvais me rattacher le titre d’écrivaine ni  de penseuse, je ne pouvais que me suffire de me masturber émotionnellement dans différents formats et de retrouver de nouvelles manières de m’apitoyer sur moi même. Je ne pouvais concrètement me remettre en question en plus d’une ligne ni d’ailleurs utiliser une figure de style autre que l’anaphore.
Une fois passé minuit, je débordais de sentiments. Déborder de sentiments. J’aimais l’expression et je m’empresserais de l’utiliser à chaque occasion donnée “ -Ça va ? T’as l’air triste ? Oh tu vois, je déborde de sentiments.” Significative, singulière et aucunement déterminante de mon état. Étais-je triste? Heureuse? Mélancolique? Je ne sais pas. Je déborde de sentiments, tout simplement.
Une fois passé minuit, je titubais dans les recoins de ma tête en espérant y retrouver des formulations de phrases décentes. Interrompre mon fil d’idées en essayant de le projeter en des assemblements de mots cohérents. Aligner une histoire.
Une fois passé minuit, j’essayais  de ne plus me mépriser. Je craignais pourtant que mon mépris de moi même soit une caractéristique définissante de ce que j’étais et que mon identité puisait de mon inconsistance.
Une fois passé minuit, j’avais décidé que j’allais me mépriser d’avantage.
Une fois passé minuit, je m’endormais.

 

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Old docs: Un pacte avec le diable

Un air étrange submergeait nuitamment les parages et un silence assourdissant pesait sur les toits. Les étoiles erraient dans une course zélé et ardues qu’on crut entendre même leurs chuchotement  et leur susurres tandis qu’elles cheminaient entre les nuages. Elles fussent alarmées, en effet, d’une visite forte inhabituelle, et ce visiteur peu désiré faisait frémir leurs accortes étincelles.
A travers une petite fenêtre venait blêmir une clarté lunaire. Un veilleur dont le cœur sceptique et tourmenté ne fut point soulagé par ses larmes versées. En son buste se cadençaient  de maints velléité et désirs qui brûlaient en lui comme les limbes de la géhenne. Quid de cette langueur qui le pénétrait ? De ce néant qui l’accablait ? S’il n’avait aucun amour et aucune haine à le peiner.
Il rêvait d’une furtive passion et de sentiments excédés et que cette solitude étripée cesse de pérenniser. D’acquitter cette soif avide. Mais ce veilleur n’avait su que la convoitise est un péché et dans une imploration désespérée, le Diable fut invoqué.
Satan, cet ange damné, n’avaient point de cornes ou de griffes dantesques. Superbe créature, s’épanouissait sur son visage un dédaigneux sourire. Quelle tromperie cette fresque religieuse dont le moindre détail de cette beauté démoniaque ne pouvait se conformer. D’un regard malicieux et finaud, le Diable considérait cet insomniaque sidéré.
« Mon vieil ami, que faites-vous à inonder les draps de vos larmes ? A souiller l’air de vos plaintes ? A infester les murs de vos gémissements ? Je viens sécher vos pleurs, vous exempter de ce chagrin. Désirez-vous gloire et triomphe, fortunes et délectations. Mon vieil ami, je procurerai ce dont vous souhaitez au prix inconsidéré qui votre âme et votre méprisable destinée. »
Le veilleur le scrutait, croyait s’enfoncer en une ténébreuse illusion. Le regard fané, il cédait à ce qu’il croyait des tours que son imagination lui jouait.
« Seigneur du mal et du péché, puissant être et rebelle créature. Je vous remercie humblement des services que vous me proposez. Mais vos présents ne me séduisent  tant que le plaisir physique me désintéresse et les combles des âmes ordinaires m’incommodent. Ce que je désire ne peut être procuré et mes sens ne peuvent être altérés. J’aspire à une passion rocambolesque, à un amour fervent. Quelque chose à couper le souffle qui ressemblerait à la magnificence des œuvres d’arts. Une passion qui apparenterait les sacrifices célestes et la dévotion divine. Je souhaiterais m’engouffrer au creux du désespoir, m’en abreuver jusqu’à l’excès et atteindre l’euphorie et l’extrême alacrité au point que ça devienne perversion »
Le Diable s’étonnait de ce curieux sujet, daignait même à s’attendrir de ce pauvre flâneur. Le pacte fut conclu mais l’âme du veilleur fut graciée. Satan l’approchait, déployait sur son corps usé de tendres caresses, récitaient de vers langoureux, l’enveloppait de regards émus. Et quand leurs lèvres se touchaient, le veilleur ressentait le plus inouï des émotions,  une transe renversante. L’ange alors disparaissait laissait le flâneur en suspens qui fut pris des transports d’âme les plus truculents. La poitrine soulevée par un violent battement, ses entrailles ne contenait plus le néant mais une vive brûlure, une jouissive tristesse.
Les premières lueurs de l’aube apparaissent, quelques étoiles pourtant se hâtaient, un infâme était arrivé, le veilleur est tombé amoureux du diable.

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How to do Netnography?

Netnographic Encounters

Image Going out for dinner with friends is the perfect time to browse Facebook, in Yogyakarta.

How does one do ethnography of the Internet? In the early days of anthropology, stepping “off the veranda” to experience life from the native’s point of view offered a new holistic approach to studying society.   Is it appropriate, or even possible, to transfer that approach to study how social interactions manifest themselves online?

The immediate danger would be imposing an artificial separateness between the virtual and the real, a widely acknowledged drawback of attempting to integrate digital media into studies of the social. Yet despite the near ubiquitous rejection of the online/offline divide, the practical exigencies of designing research that treats the Internet as “embedded” within social life is less than straightforward.

I tend to adopt the view that Internet-based social media should be studied as part of, rather than as external actants upon, unbounded…

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Music Business à l’Ère du Streaming

Do Re Me Fa So La Si

La musique a éclot depuis la préhistoire puis a été agencé grâce à Guiddo Arezzo qui a inventé le solfège. Se mouvant au cours des siècles, elle a point en tant qu’industrie à partir que les performances live ont pu être payantes. Quoiqu’elle  n’as pu réellement se paver son chemin en tant que business qu’à partir de 1857, quand les outils d’enregistrement ont connu le jour.
Aujourd’hui, l’ascension du virtuel ne s’est pas suffi de numériser le moindre de nos interactions, mais a étoffée l’industrie musicale qui a pu échapper à son éclipse et se revigorer grâce au format digitale. En effet, cette dernière doit les deux tiers de ses revenus aux services de Music Streaming dont on peut citer les majeures offreurs; Spotify, Apple Music, Pandora..etc.
Ces services ont pu contenir les téléchargements illégaux qui amènent à près de 12,5$ billions de pertes économiques. Aujourd’hui, l’accès à une vaste librairie musicale et d’innombrables playlists est légale et au prix infime de 9,99$ par mois ou bien gratuitement si le streaming est interrompu par des publicités.

En 2017, un américain streame jusqu’à 32 heures de musique par semaine  et pour chaque stream une rémunération de quelques centimes (entre 0,00397$ et 0,00785$) au compte de l’artiste écouté. Grâce à cela, des plateformes comme Spotify permettent aux musiciens novices de générer un profit dés leur premier jour et de permettre aux artistes de se lancer indépendamment des Music Labels.

Malgré leur ascension, ces services qui ont sauvé l’industrie musicale des ravages du téléchargement illégales, subissent d’amples pertes. D’une main, Spotify, par exemple, a du s’introduire en bourse vu sa situation extrêmement délicate. Cette entreprise suédoise a perdu près de 236,8 millions d’euros et risque ne plus être capable de générer des profits vu qu’elle supporte les charges de droits d’auteur et qu’elle manque de fond. Et de l’autre , Pandora dont la base d’usagers déclinent terriblement causant une amission de  $518.4 million.

Pensiez vous investir dans le Music Business? Devriez vous opter pour le music Streaming ? 


Vinyle, cassette, CD, téléchargement et puis Streaming, quel est le prochain format qu’adopterait la musique ?


 

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The minimalist form of hiphop and the conservatism of the rap music listeners

Hiphop music unfolded in Bronx, NY city around the seventies as a unifying expression plateforme of the African-american youth. The genre bloomed from a couple of younglings freestyling around the corner to an internationalized musical movement. Rap singers never fail to top the charts and go unnoticed spreading through the industry and shining on every stage, transfiguring the elitist standards of music.
Hiphop has known major changes through the time as it is the most adaptable and flexible genre, from slow and rigid to more accelerated and rapid flows and loosening up from complex and elaborate to simplistic and short lyrics. It is undeniable that Hiphop have evolved to a more minimalist form. The production and the musical composition are outweighing the lyrics. The beats demanding more originality and catchiness than it once did. Through those changes we recognize the genesis of subgenres such as Trap.
The industrialization of music in general have been the seed of Trap that some deem as fast food music. Catchy hooks and adlibs, groovy instrumentals and club dancing material is probably the main ingredients  Also called, »mumble rap », this subgenre is most importantly filling it’s entertaining purpose but also expanding through a more complex form, generating the triplets, hypnotic beats and much more. Trap music is setting forward from it’s entertainment purpose to express through the musical material rather than the lyrics. Young Thug, for example is the the latest step in the genre’s linguistic evolution: Young Thug expresses his feelings more purely through sounds. (Source: Wired)

Joey Badass opinion on the evolution of rap


Even though, rappers such as Kendrick Lamar, Jay Z, Kanye West.. etc embraced the new sounds and promoted them others such as Snoop Dog considered that Mumble Rap is altering Hiphop quality and diverging the genre from it’s main purpose.
Hiphop listeners divided are debating whether the new era rap is worthy of the hiphop legacy and its musical relevancy. Conservative listeners defining the latest musical form, in a couple of mainstream songs, ignoring the genesis of potential-full artists devaluing  youth’s musical taste.

But doesn’t rap owe its success to the fact that it didn’t stagnate ? Is this metamorphosis, the emergence of souncloud rappers, and the industrialization of music actually threatening the musical quality ? Is Trap transfiguring  the conventional way of expression ? 

Here are rap (including Trap) albums released within 2016-2018 that you have to add to your playlist:
Culture I – Migos
Jeffery – Young Thug
To pimp a butterfly – Kendrick Lamar
Damn- Kendrick Lamar
Daytona -Pusha T
Nasir – Nas
Ye – Kanye West
Kids See Ghosts – Kanye West
Beibs in the trap – Travis Scott
Rodeo- Travis Scott
Savage Mode- 21 Savage
Tyler the Creator- Flower Boy
Saturation I – Brockhampton

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